Traversée des Pyrénées espagnoles à vélo

Généralités

En Juin 2022, en 17 jours, j’ai traversé les Pyrénées espagnoles à vélo depuis Banyuls-sur-Mer (France – Mer Méditerranée) jusqu’à San Sebastián (Espagne – Océan Atlantique).

Distance parcourue : 1 000 km.
Dénivelé : +19 000/-19 000 m.

Une galerie d’images plein écran et disponible en fin d’article.

La carte qui suit comporte le tracé de l’itinéraire, ainsi que les lieux de camping.
Le profil d’altitude est disponible dans chaque description d’étape, et les fichiers gpx sont disponibles en fin d’article.

Carte du Parcours

Patience … la carte se charge (Map in progress)



Relief de la péninsule ibérique.

L’Espagne est un pays montagneux. Un haut plateau central, la Meseta, englobe un espace d’environ 210 000 km², ce qui représente près de la moitié de la superficie du pays, qui est de 504 782 km² (France : 550 000 km²).
Ainsi, L’Espagne se place au second rang européen derrière la Suisse pour son altitude moyenne, deux fois plus élevée que celle de la France, bien que ses plus hauts sommets n’atteignent pas 3 500 m. Seulement 11 % du territoire espagnol sont au-dessous de 200 m d’altitude, 56 % sont entre 400 et 1 000 m.

Les Pyrénées Espagnoles

Les 2/3 de la superficie des Pyrénées sont en Espagne. De plus le territoire pyrénéen espagnol est moins peuplé qu’en France. La province de Huesca, en Aragon, a la même densité de population que la Lozère, le département de France le moins peuplé : 15 habitants/km².

Pour ces 2 raisons – superficie de montagne importante et faible densité de population –  les Pyrénées espagnoles sont particulièrement recommandables pour le vélo.

Choix de l’itinéraire

Mon parcours a été imaginé à l’aide des cartes papier Michelin 573 et 574. Les voies touristiques sont surlignées en vert; c’est souvent un très bon choix.

J’ai beaucoup utilisé la nationale N260, qui longe les Pyrénées sur 500 km, de Port-Bou (Méditerranée) à Sabiñánigo (Aragon). Elle est très utilisée par les motards de tout pays, mais la circulation locale est le plus souvent peu dense.

J’ai réalisé cette traversé en 17 jours, dont quelques demi-journées de repos ou de visite.

Toutes les étapes sont belles et à conseiller, sauf au jour 2 où mon objectif initial a échoué, et me suis retrouvé proche de mon point de départ (voir description détaillée Jour 2) !!!

La seule portion de route pénible, due à une circulation trop dense, est  la partie sud du tunnel de Vielha : voir étapes J8 et J9.

Pratique

Période conseillée

J’ai réalisé ce parcours du 5 au 22 Juin 2022.
Cependant, durant 5 jours, j’ai dû affronter l’après-midi des températures allant de 37 à 40°C.
Si Juin et Septembre semblent les mois à privilégier, avec le réchauffement climatique, Mai et Octobre pourraient devenir une meilleure période.

Etat des routes

Les routes sont en excellent état.  Le bas-côté est souvent meilleur qu’en France, car il comporte une large zone bétonnée servant initialement à l’écoulement des eaux, et sur lequel on peut rouler.

Note : Sauf la piste en Jour 1 (évitable – voir détail Jour 1 ), tout le reste se déroule sur le goudron.

Circulation automobile

En utilisant presque qu’exlusivement les routes de couleurs blanches et jaunes des cartes Michelin, on a peu de circulation. Les rouges sont globalement à éviter. Par rapport aux Alpes, on a une densité de circulation au moins 10 fois inférieure.

Le comportement des automobilistes espagnols est exemplaire. Ils respectent quasiment tous la distance de sécurité latérale de 1,5 m entre la voiture et le vélo, et quand, ce n’est pas possible, la voiture ou le camion reste derrière tout le temps qu’il faut. Automobilistes français, entendez- vous !!!

Précautions pour l’eau

En Catalogne, j’ai croisé peu de villages de montagnes habités, et peu de fontaines. Il a été très difficile de trouver de l’eau sur cette partie de l‘itinéraire. Les 5 premiers jours, avec des étapes de 8/10h, j’ai trouvé au mieux 1 source par jour. Prévoir 3 litres d’eau sur le vélo au cas où.
C’est moins vrai en Aragon, et pas du tout au pays basque, très vert et arrosé.

Hébergement

j’ai dormi tout le temps en camping sauvage, sauf une fois en camping payant; c’est facile en zone de montagne.
Tarif des camping espagnols : 12/15€ sans électricité (+5€ avec l’électricité). Les campings ont presque tous une piscine.

A San Sebastián, j’ai logé à la petite Auberge de Jeunesse Balea Hotel (25 € – piste cyclable pour aller en ville).

Cout de la vie et Nourriture

  • Le cout de la vie est presque le même qu’en France, sauf les bars et restaurants, meilleurs marchés. Il y a souvent des épiceries dans les petits villages traversés (nettement plus souvent qu’en France). Il faut cependant faire attention aux horaires : 9h-14h et 16h-20h.
  • La bière est peu alcoolisée (4,5 à 5°C), et bon marché. 2,7€ les 40cl au bar. Elle est servie bien fraiche.
  • Alcool à bruler pour réchaud : j’ai utilisé un réchaud à alcool (je n’ai pas vu de cartouche de Camping-Gaz dans les petits magasins de village). Alcool à bruler en espagnol se dit : alcohol de quemar.

Train vers Banyuls-sur-Mer et depuis San Sebastián

En France, en 2022, c’est très compliqué de prendre le train avec les vélos NON démontés.  Si démonté, ça ne pose pas de problème, mais dans le cas d’une traversée, vous devez transporter votre sac durant tout le voyage.

Le plus simple est de faire des “sauts de puces” avec les TER (Transport Express Régional). Dans ces trains, le transport du vélo est gratuit et ne nécessite pas de réservation.

Sinon, en 2022, les 3 types de trains (TGV, Intercité, TER) peuvent prendre des vélos avec les règles suivantes:

  • TGV : quelques places de vélos à la réservation, dans certains TGV INOUI et à certains horaires – prix : 10€.
  • Intercités (exemple : Bordeaux – Montpellier) : idem – prix : 10€.
  • TER : vélo gratuit et sans réservation.  En contrepartie, surtout le weekend, c’est le bazar (exemple : Avignon).

Cas de mon voyage :

Aller: de Lyon à Banyuls-sur-Mer.

  • TGV INOUI de Lyon à Montpellier : 10€ de réservation vélo.
  • TER Montpellier Banyuls-sur-Mer : pas de réservation mais sacré bazar le weekend avec énormément de vélo…

Retour : De San Sebastián à Lyon.

  • San SebastiánHendaye : Ligne privée, mais de type TER : gratuit pour les vélos et sans réservation.
  • HendayeBordeaux : TER.
  • BordeauxNîmes : Intercité – 10€ de vélo.
  • J’ai pédalé de Nîmes à Avignon.
  • AvignonLyon : TER.

Parcours complet – Carte avec profil altimétrique


Description détaillée des étapes

Jour 1 : Banyuls-sur-Mer – Col de Banyuls

Distance: 16 km
D+ 571 m D- 223 m


Arrivé par le train à 18h30 à Banyuls-sur-Mer, je décidais de rejoindre le col de Banyuls, où se trouve un petit refuge espagnol (attention: pas d’eau au refuge début Juin – prendre l’eau à la fontaine devant la mairie de Banyuls). Il existe bien une route asphaltée qui y mène, mais la pente finale est de 10%. J’ai donc essayé autre chose; je suis monté au col des Gascons (jolie petite route dans les vignes), puis j’ ai emprunté une piste quasi horizontale qui mène au col. Elle n’est pas très bonne (nombreux cailloux), même si ça s’améliore à la fin. J’y suis passé avec un VTC (pneus de 1.75).

Très jolie vue depuis le col de Banyuls, sur les versants français et espagnols.

Nuit au refuge du col, rejoint dans la soirée par Francis qui finissait la traversée dans l’autre sens.

Remarque : la circulation est désormais interdite entre les versants français et espagnols du col de Banyuls: d’énormes pierres (plusieurs tonnes) interdisent le passage.

Jour 2 : Col de Banyuls – Cabanelles

Distance: 79 km
D+ 1 427 m D- 1 582 m


Je comptais rejoindre LLierca par la montagne, mais ce n’est possible qu’en VTT (mauvaises pistes très raides). Ainsi, si cette étape est assez fun, totalement sur sur une route en ciment), elle n’apporte pas grand-chose; elle est la seule qui peut être supprimée de cette traversée.

Montée en soirée au col de Banyuls – Banyuls-sur-Mer et la mer Méditerranée au fond.


Itinéraire suivi: Du col de Banyuls, descendre dans le magnifique vallon vers Espola . Ensuite, on se dirige plein Est, en évitant la ville de Figueres. Par des petites routes, j’ai rejoint Terrades, puis Albanya. Là commence un parcours sur une route en ciment, qui grimpe jusqu’à Camp Nou (770m). J’espérais de ce point pouvoir continuer vers l’Ouest, mais mes differentes tentatives m’ont conduites à des pistes VTT, difficiles avec un velo chargé. J’ai donc renoncé, mais, par chance,  une autre route en ciment m’a conduite à descendre en direction SE pour rejoindre la N260 vers Cabanelles. On croise beaucoup de cervidés et sangliers dans cette partie très sauvage, qui fait un peu penser à la Corse.

Bivouac vers Cabanelles (eau prise à la seule source depuis Albanya, un peu avant).

Refuge espagnol du col de Banyuls – Rencontre imprévue avec Thomas qui finit la traversée effectuée dans l’autre sens.


Jour 3 : traversée du Parc naturel de la zone volcanique de la Garrotxa

Distance: 84 km
+1 682 m / -1 206 m


Cette étape est très jolie; le Parc de la Garrotxa ressemble à la chaîne des Puys, en France, dans le Massif Central.

De Cabanelles, dans la plaine rejoindre Banyols, puis suivre la route surlignée en vert sur la carte Michelin (route rouristique GI 524), jusqu’à Olot. De là, rejoindre Ripoll par le col De Coubet (1010m). Très beau paysage tout du long. Petites épiceries et bars dans les villages traversés.

Bivouac près de la rivière à Ripoll.

Joli village sur le parcours – le drapeau catalan est toujours là…

Jour 4 : Ripoll – Guixers

Distance: 69 km
+1 699 m / -1 412 m


Très jolie étape dans un paysage de moyenne montagne, pour rejoindre la Sierra del Cadi.

Bivouac à la rivière, vers Guixers.


L’orage arrive à Guixers – On s’abrite.

Jour 5 : traversée Sud-Nord de la Sierra del Cadi

Distance: 76 km
+1 846 m / -2 115 m


C’est de loin mon étape préférée. Elle dénivelle fort (> 1800m) , mais tout y est : une montagne superbe (Sierra del Cadi) dans un milieu préservé: le Parc naturel de Cadi-Moixero (le plus grand d’Espagne), des villages restaurés magnifiquement (Tuixent, Cornellana, Fornols) , et une route « à l’ancienne », qui épouse parfaitement le terrain.

Enfin , la vue sur la chaine des Pyrénées depuis le Miradore de la Trava est la plus belle de tout le parcours.

Nuit au Camping Gran Sol à la Seu d’Urgell (supermarché proche du camping).

En montant à Coll De Port (1667m) – vue sur la station de ski Port Del Comte.

De J6 à J10 : épisode de canicule. Durant ces 4 jours, l’Espagne a subi la plus importante vague de chaleur de ces 20 dernières années, pour un mois de Juin.
Températures typiques
à 11h : 33°C, à 12h : 35°C, à 16h : 37 à 40°C.

Jour 6: La Seu d’Urgell – Roni

Distance: 57 km
+1 303 m / -1 218 m


Encore une belle étape qui grimpe, dans un joli cadre de moyenne montagne, et presque entièrement sur la N260. Il y avait énormément de motards sur cette partie de l’tinéraire.
Très jolie vue au col  : Port del Cantó (1720m).

Bivouac le long de la rivière.

Le paysage est toujours aussi beau.

Jour 7 : Remontée de la Noguera Pallaresa

Distance: 32 km
+855 m / -148 m


On quitte un temps la N260, afin de rejoindre le lendemain (Jour 8) le plus haut point de cette traversée : Port De La Bonaigua  (2075m).

Cette vallée, ou coule la riviére Noguera Pallaresa est beaucoup plus sauvage et plus ouverte que le val d’Aran, situé dans le versant Nord de Port de la Bonaigua. En outre, le dernier gros village avant le col, Esterri d’Àneu est très acceuillant.

Nuit sur le bord de la route menant à Port de La Bonaigua, 500 m sous  le col.

Joli pont à Esterri d’Àneu.

J8 : Ascension de Port de La Bonaigua (2075m)  et traversée du tunnel de Vielha

Distance: 60 km
+1 221 m / -1 652m


Après une montée matinale et fraiche à Port de La Bonaigua, on descend rapidement sur le val d’Aran, très,très beau mais sûrement très touristique en Juillet/Août. C’est la seule vallée espagnole sur le versant Nord de la crête des Pyrénées.

Ensuite, c’est l’”aventure” du tunnel de Vielha à vélo. Le tunnel fait 5 km de long, pour 250m de dénivelé en montée, et comporte 2 voies à la montée dans le sens Nord-Sud (le mien). J’ai mis 45 minutes pour le traverser.

J’avais lu sur les forums divers informations à ce sujet. Du coup, dans une station-service de Vielha, pour plus de sécurité, j’ai acheté un gilet jaune fluo (5€).

Une fois entré dans le tunnel, les équipes de vidéo-surveillances m’ont localisé.
Conséquences :

  • Sur les panneaux de signalisation du tunnel, tous les kilomètres, était indiqué : «  cyclistas en tunel » ( cyclistes dans le tunnel).
  • La voie de droite sur laquelle je roulais était neutralisée tout du long pour les voitures ; Je n’ai vu presque personne transgresser cette règle imposée.

Un grand bravo pour ces initiatives !!!

Remarques concernant ce passage dans le tunnel de Vielha:

  • J’ai volontairement passé ce tunnel un dimanche, jour de l’interdiction de circulation des camions en Europe.
  • En semaine, la rampe d’accès au tunnel depuis Vielha (7km de longueur et 400m de montée), est sûrement aussi pénible que le tunnel lui-même.
  • Malgré cette relative facilité, le bruit dans le tunnel est épouvantable: le même que celui d’un réacteur d’avion au parking. 
  • La partie Sud de cette route,hors tunnel, et que j’ai emprunté en partie le lendemain (un lundi), est la partie la plus pénible de cette traversée des Pyrénées: trafic trés dense de camions.

Le superbe paysage du Val d’Aran, la seule vallée espagnole au Nord de la crête des Pyrénées.

Jour 9 : début de montée du Val de Boi

Distance: 26 km
+473 m / -251 m


Afin d’aller à Estany de Cavallers en Jour 10, je commence à remonter le Val de  Boí. Bivouac dans le vallon.

El Pont de Suert – Plaça del Mercadal.

Jour 10: Montée à Estany de Cavallers à la limite du parc de Aigüestortes (Encantats en francais).

Distance: 45 km
+1 103 m / -1 068 m


Le Val de Boí ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Le lac (Estany de Cavallers) est très joli, mais la vallée n’est pas formidable. De nombreuses vallées dans les Alpes sont beaucoup plus belles. Je pense en particulier à la vallée de la Clarée, à la Frontière franco-italienne.

Estany de Cavallers – Parc Nacional d’Aigüestortes.


Jour 11 : Bonansa – Las Colladas

Distance:37 km
+424 m / -1 018 m


On rentre en Aragon. Le paysage change un peu.

Les premières montagnes aragonaises.

J12 : Campo – Ainsa – Fiscal

Distance: 53 km
 +849 m / -746 m

Etape intégralement sur la N260. Le matin, demi-journée de visite à Ainsa.
La canicule fait rage : 39°C à 17h à Fiscal. Un litre de bière fraiche s’impose en fin de journée. Bivouac pres de Fiscal.

Ainsa – Plaza mayor; superbe !!!

Jour 13  Fiscal – Jaca – Sigues.

Distance: 91 km
 +925 m / -1 175 m

Longue étape, la plus roulante de la traversée. Paysage de collines, entre les champs de blé : superbe. Déjeuner dans le charmant bourg de Jaca : mes premières patatas bravas, et un bon verre de Rueda Verdejo.

Bivouac dans un champ, près de Sigüés , après avoir passé une très longue soirée dans le sympathique bar du village.

Note : le bar de Siguies est emblematique de ces bars dans les petits villges espagnols . Sigüés : 88 habitants : le vendredi soir, il y avait jusqu’à 15 personnes au bar, soit près de 20% du village.

Le Bar de Sigüés .

Jour 14 : Sigüés – Jaurietta

Distance: 55 km
+1 048 m / -661 m


On rentre dans la partie basque, constituée de la partie Est et Nord de la région de Navarre  (hors région autonome basque).

Le paysage devient plus vert, mais surtout, l’habitat traditionnel est totalement différent : grosses maisons peintes en blanc avec pourtours de fenêtres en pierre apparente.

Maisons basques typiques.

Jour 15 : vallée des Aldudes (France)

Distance: 90 km
+1 394 m / -2 078 m

 
Encore une longue étape, entierement en pays basque, pour visiter la magnifique vallée française des Aldudes : le seul long passage en forêt de toute cette traversée. Etape superbe, raide descente coté français, bien plus austère que le côté espagnol.

La descente de la vallée des Aldudes vers la France.

Jour 16 : col d’Izpegui – retour en Espagne

Distance: 66 km
+1 266 m / -1 022 m

Encore une belle journée au cœur du pays basque espagnol. C’est très vert.

C’est la région qui ressemble le plus a certaine regions des Alpes que je connais . On dirait le pays souabe ou la franconie, en Allemagne : même paysage bienvert (le pays basque est de loin la région la plus arrosée des Pyrénées), presque le même type d’habitat traditionnel (grosses maisons peintes en blanc).

Dernière nuit sous tente,à côté de l’Ermitage d’Ezkurra, le long de la route (robinet d’eau).

Paysage typique du pays basque espagnol.

Jour 17: Ezkurra – San Sebastián

Distance: 55 km
+701 m / -1 219 m


Pour rester en montagne jusqu’au bout, j’ai choisi d’arriver à San Sebastián par le Rio Urumea. La vallée est très peu urbanisée, alors qu’on est proche de la ville.

Final sur la plage de la Concha, à San Sebastián, située dans la splendide baie du même nom.

Sur la plage de la Concha, à San Sebastián.

Conclusion

J’ai adoré ce voyage pour plusieurs raisons :

  • La beauté des paysages. Je connais très bien les Alpes (plus de 1 000 sommets gravis, essentiellement à ski), mais les Pyrénées, surtout espagnoles, sont beaucoup plus sauvages. La circulation automobile est au moins 10 fois inférieure aux Alpes.
  • On croise des tas de petits villages très bien conservés ou restaurés, et surtout vivants, alors que dans les Alpes , de nombreux villages sont morts, et y trouver un bar ouvert relève de l’exploit.
  • L’enthousiasme des cyclistes espagnols. Tous les jours ou presque, j’ai été soutenu par les cyclistes (et aussi les automobilistes).Le weekend, ils sont très nombreux sur les routes. Le vélo semble plus populaire qu’en France.
  • Enfin, et je le repète, le respect total du cycliste par les automobilistes espagnols est un modèle du genre. Les français en sont malheureusement très, très loin.


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